Campus Tour à l’UNIKIN : faire de l’université un espace de responsabilité citoyenne
Pendant une matinée, étudiants, enseignants et invités ont débattu du rôle de la jeunesse dans la gouvernance, de l’éthique publique et de ce que signifie, concrètement, être un citoyen éclairé.
Il est 8h30 lorsque l’auditorium commence à se remplir. Les premiers rangs sont occupés par des étudiants en droit et en sciences politiques ; au fond, quelques enseignants et une poignée de curieux venus d’autres facultés. La journée s’ouvre sans discours protocolaire : une question est projetée sur l’écran, et la salle est invitée à y répondre.
Un format pensé pour le désaccord
Le Campus Tour ne fonctionne pas comme une conférence classique. Le dispositif repose sur trois temps : une introduction courte, un panel volontairement contradictoire, puis des ateliers en petits groupes où chaque participant doit formuler une position argumentée.
« Nous ne venons pas dire aux étudiants ce qu’ils doivent penser », rappelle l’équipe d’animation. « Nous venons créer les conditions d’un désaccord utile. »
On ne peut pas demander à un pays d’être meilleur que ses citoyens.
Trois sujets sont revenus en boucle
- La responsabilité individuelle. Faut-il attendre que les institutions changent, ou commencer par ses propres comportements ?
- L’éthique publique. Comment refuser une pratique installée sans se marginaliser socialement ?
- L’engagement concret. Que peut réellement faire un étudiant, avec peu de moyens et beaucoup de contraintes ?
De la salle à l’action
À la fin de la matinée, une trentaine d’étudiants se sont inscrits comme volontaires du mouvement au sein de l’établissement. Un noyau local est constitué, avec un référent chargé de coordonner les prochaines activités sur le campus.
La prochaine étape du Campus Tour est prévue à Lubumbashi. Les universités souhaitant accueillir une édition peuvent en faire la demande directement depuis la page du programme.